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Lorsque je regarde Déa, la petite fille est à fleur d’eau. Et, sans pédophilie aucune, c’est celle-là dont je suis profondément amoureux.
J’ai toujours adoré déclamer des vers, même si je me croyais fondamentalement incapable d’en créer moi-même. Les siens, je les murmure, ce qui m’a permis de ne pas noyer sous le bruit l’enfant que j’avais oublié au fond de mon propre placard. Et c’est grâce à elle que ce dernier s’est réveillé pour composer les premiers vers que j’ose ajouter sans crainte du ridicule en prologue à sa merveilleuse poésie :
… à une renaissance
En cette triste époque de techniques
Et de sérieux
Il n’y a plus de souffle poétique
C’est malheureux.
Mais un jour tu es entrée dans ma vie,
Et c’est tant mieux,
Tu m’as fait retrouver la poésie,
C’est fabuleux !
J’ai rechanté un vieil air d’autrefois
Si merveilleux
Qui racontait je ne sais plus trop quoi
Sur le ciel bleu,
J’ai renoué avec une tendresse
D’enfant joyeux.
C’est grâce à toi, ma Déa, ma déesse.
Je suis heureux.
N’arrête pas, tes vers et leur musique
Sont merveilleux,
Car grâce à eux je redeviens magique
Et amoureux.
- MICHEL LARROCHE
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